jeudi 9 août 2012

De l'assymétrie du cerveau de l'électeur

Ou voter avec son cerveau gauche ou droit

Il y a un concept plus ou moins contesté scientifiquement qui dit que le côté droit du cerveau est celui de la créativité et de l’intuition tandis que le gauche est formé pour le pragmatisme et le calcul.  Le débat actuel dans la campagne électorale 2012 n’est finalement pas de savoir si l’on doit sortir ou non le PLQ de la gouvernance.  Beaucoup de gens, dont moi-même pensent que c’est une évidence. La question de l’heure est plutôt : « Est-ce que je vote avec mon cœur (ou mon cerveau droit) ou bien stratégiquement avec mon cerveau gauche? ». La menace est pourtant réelle : Jean Charest et son équipe corrompue (et de « suiveux ») au service des multinationales et des amis du parti peuvent se faufiler au travers de la (trop?) grande offre d’opposition offerte par la CAQ, PQ, ON, QS et les verts.
Si je vote avec mon cerveau gauche (qui n’a rien à voir avec la gauche politique), il est possible d’empêcher cela.  Mais en même temps, en suis-je si certain?  Ce qui est sûr, c’est que je perds toute liberté; En fait, la seule liberté démocratique totale qui m’est permis d’avoir avec assurance avant le début d’un mandat (hasardeux) d’un gouvernement.  Et on dirait que ce matin je suis fatigué.  Oui, après seulement 9 jours de campagne à suivre le jeu, je suis fatigué de me demander comment faire pour empêcher Jean Charest et son équipe (dont Yvon Marcoux) de passer pour un 3iem mandat.  Et si l’on transpose la bataille du côté régionale dans mon comté de Vaudreuil, ce n’est guère facile, sachant que le passé est souvent garant de l’avenir.  Il ne faut pas se leurrer.  Le PLQ est encore très populaire ici à Vaudreuil et la menace d’une réélection est forte.  Si cette menace est si présente, pourquoi alors voter autre choses que ce qui pourrait permettre une défaite du PLQ?  Pour le moment, seuls le PQ et la CAQ peuvent prétendre ravir le comté.  Personnellement, j’ai très peu d’affinité avec la CAQ.  J’ai aussi de moins en moins confiance au PQ.

Je dois donc vous avouer maintenant que j’ai un faible pour les tiers partis tels les Verts, Option Nationale et Québec Solidaire (pas nécessairement dans cet ordre).  Les candidats locaux me semblent sympathiques et leurs partis sont l’image d’une jeunesse pleine de promesse et d’énergie.  Leur propositions sont rafraîchissantes, surtout lorsqu’on parle souveraineté, environnement et démocratie sociale (dans l’ordre cette fois).  J’ai déjà dit dans un billet précédent que peu importe qui prendra le comté, ce sera « business as usual » à Vaudreuil.  Le député doivent, peu importe leur allégeance politique, répondre aux besoins spécifiques de sa population qui change vite.  Alors il me faut reprendre confiance en mon peuple car la démocratie ne s’arrête pas avec une élection.  À la lumière des manifestations du printemps érable et des coups de casserole, l’on peut facilement supposer que les québécois seront encore plus vigilant qu’avant et ne permettrons plus de s’en faire passer.


Au final, voilà une occasion de dire haut et fort pour quel parti nos convictions ressemblent le plus, de la même manière que des casseroles apolitiques ont résonnées même à Vaudreuil. C’est l’occasion rêvée de dire qu’il est temps de passer à une proportionnelle entre autre.  Ni le PQ, la CAQ ou le PLQ ne proposent cette avenue.  Au fond, que le PLQ passe encore une fois dans Vaudreuil n’est pas la fin du monde pour les affaires courantes.  Par contre, ne pas voter avec mon cerveau droit est la fin de mon moi profond… la fin de mon propre monde et de mes convictions.  Ça c’est plus grave que de diviser le vote.  Et si, parce que les gens votent soudainement avec leur cœur, les tiers partis récoltaient plus de visibilité que jamais?  C’est aussi ça la démocratie.  Le cas advenant, on se chargera de Charest comme on l’a fait depuis le début de l’année 2012.  Le peuple québécois ne sera plus jamais le même de toute façon.

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